Une école de journalisme exigeante

Chercher, interroger, vérifier, enquêter, comprendre, raconter, démontrer, témoigner, dénoncer, révéler… Cet éventail de verbes adossés l’un à l’autre permet de définir par l’action le journalisme, ce métier si particulier qui consiste à informer ses concitoyens sur le monde qui les entoure.

Comme observateur privilégié des univers qu’il décrit, le journaliste exerce un rôle d’acteur essentiel à la santé démocratique de nos sociétés. Un rôle qui consiste à aider chaque citoyen à décoder le sens des événements qui le touchent et à porter sur ces derniers un regard éclairé qui façonnera ses actions, ses opinions, ses adhésions, ses indignations. Comme service permanent rendu au public, comme liberté fondamentale consacrée par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (article 11: la liberté de presse), le journalisme reste un puissant facteur de développement humain.

 

Le journalisme à l'ULg

Mais comment devient-on journaliste? Comme l’écriture, le dessin ou l’informatique, la formation en journalisme passe par le chemin de l’apprentissage. Le premier volet consiste à consolider les connaissances théoriques de l’étudiant dans les différentes disciplines qui aiguiseront son regard journalistique (information, communication, arts, langues, psychologie, sociologie, anthropologie, philosophie, économie, droit, histoire…). Mené en parallèle, le second volet de cette formation universitaire prolonge ces acquis théoriques par l’initiation progressive de l’étudiant aux pratiques journalistiques fondamentales jusqu’à la maîtrise des techniques d’enquête les plus pointues.

On l’aura compris, ce parcours destiné à acquérir un savoir-faire de haut niveau dépasse largement l’idée illusoire du talent comme seul élément moteur à la passion d’informer. Certes, la vocation de tout journaliste requiert un appétit pour l’actualité, un engagement permanent, un tempérament courageux, un goût pour la narration, une maîtrise de l’écriture, une ouverture aux autres, une envie de partage… Autant d’aptitudes qui peuvent sommeiller en chacun mais qu’il convient de réveiller en sursaut pour exercer au mieux cette profession exigeante. Plus que le talent, la capacité de transmettre une information compréhensible au grand public exige avant tout du travail et de la rigueur.

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et droits des journalistes.
Préambule à « La Déclaration des devoirs et droits des journalistes » de 1971, adoptée par la Fédération internationale des journalistes

Basé sur une relation de confiance privilégiée entre le journaliste et son public, l’acte d’informer nécessite un ensemble de procédures éprouvées permettant de ne divulguer que des informations de première main, sérieusement vérifiées et recoupées. Un travail qui n’autorise aucun amateurisme, aucune désinvolture, sous peine de voir sa signature définitivement sacrifiée sur l’autel de la crédibilité. Compte-rendu, interview, reportage, enquête, portrait, éditorial, critique, commentaire… L’ensemble de ces genres journalistiques passe dès lors par une formation pratique, solidement ancrée dans le parcours scolaire proposé au sein de notre école de journalisme.

C’est la raison pour laquelle le Département des Arts et Sciences de la Communication a choisi de confier l’encadrement pratique de ses étudiants à un expert de l’investigation journalistique, solidement soutenu par d’autres journalistes professionnels, spécialisés dans la maîtrise des différents médias. Outre les nombreux exercices effectués dans le cadre de ces cours dédicacés à la pratique du journalisme (reportages, enquêtes, interviews, documentaires, journaux parlés…), les étudiants sont également invités à parfaire leurs connaissances par l’immersion en milieu professionnel lors de stages effectués dans des organes de presse écrite ou audiovisuelle.

Le journalisme à l'ULg

Une formation plurielle

Définie à la croisée de l’information et des médias, l’orientation (Bachelier) et le Master en Journalisme ont pour principal objet de recherche et d’enseignement la presse, qu’elle soit écrite, parlée ou audiovisuelle. Vaste champ qui a toute une histoire mais qui connaît de nos jours un déploiement et une diversification extraordinaires. Ce terrain commence à peine d’être exploré avec méthode et il est sans doute prématuré de parler, à propos des études qui le concernent, d’une science spécifique. Plus juste serait de dire qu’à l’heure actuelle, l’objet d’une nouvelle discipline cherche encore à se dégager et à se construire, notamment à travers l’éclairage que divers savoirs et méthodes portent sur lui, de la sociologie à la sémiologie, de l’esthétique à la science politique ou à l’économie.

Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie.
Albert Londres, « Terre d’ébène », 1928

L’originalité de l’orientation Journalisme et théorie des médias (durant le Bachelier) et du Master en Journalisme est sans doute de prévoir la coexistence et la coopération d’une formation théorique et d’une formation pratique. Dès le deuxième bachelier, l’apprenti-journaliste doit pouvoir faire montre et tirer parti de cette double compétence, qui sera largement approfondie tout au long du cursus.

Presse écrite, audiovisuelle, vulgarisation scientifique, atelier multimédia, stages de terrain poussés et rencontres avec de nombreux professionnels sont autant de voies que l’étudiant empruntera durant sa formation, le tout appuyé par des solides enseignements théoriques destinés à construire et mettre en avant un esprit critique et d’ouverture plus que nécessaire dans le paysage médiatique actuel.

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