La recherche scientifique au sein du Département

Organiquement liée aux domaines d’enseignement couverts par le département, la recherche en communication à l’ULg est marquée, sur fond commun d’exigence spéculative et de rigueur scientifique, par une remarquable abondance et une grande diversité : diversité des objets et des domaines, allant des médias d’information aux processus de médiation culturelle, en passant par les arts du spectacle et le marché éditorial ; diversité également des méthodes et des cadres théoriques, empruntant tantôt à la sémiologie, à la philosophie ou à l’histoire de l’art, tantôt à la sociologie de la culture, à l’esthétique de la réception ou à l’économie politique des médias.

La diversité de ces recherches est le reflet, en général, d’un champ aussi hétérogène que mouvant et d’une science qui se définit plus volontiers comme une « interdiscipline » que comme une discipline constituée. Cette diversité est aussi, à Liège, la marque d’une histoire, celle d’une « huitième section » créée au sein de la Faculté de Philosophie et Lettres par des enseignants chercheurs venant de différents horizons théoriques et dont les successeurs ont prolongé sur d’autres objets et dans des directions innovantes les apports en fait de rhétorique générale (groupe μ), d’esthétique (Ph. Minguet), de sociologie des institutions culturelles (J. Dubois) ou d’anthropologie sociale et culturelle (Y. Winkin, P.-P. Gossiaux).

Cet héritage est, d’un autre point de vue, un facteur de cohésion : il entre dans l’importance que prend, dans les recherches, l’articulation entre composante formelle et composante sociale des objets étudiés, qu’ils relèvent des arts médiatiques, des discours d’information ou des pratiques de médiation. Cette cohésion s’est vue renforcée, à l’occasion de la récente réforme structurelle du programme, par des choix engageant l’identité scientifique du département notamment en termes de domaines explorés. Priorité donnée en général à l’étude multi-disciplinaire des industries et des institutions culturelles et à l’analyse des productions, des pratiques et des processus symboliques dont elles sont les vecteurs. Décision d’autre part, pouvant dérouter l’observateur externe, de ne pas investir frontalement des domaines tels que les relations publiques, la publicité ou la communication d’entreprise.

Du point de vue organisationnel, les activités scientifiques du département, traditionnellement liées aux choix d’objets et aux compétences individuels de ses chercheurs, sont engagées dans un processus de structuration en « unités de recherche » ayant pour vocation de stimuler le travail en équipe, de produire un effet de masse et de visibilité collective vers l’extérieur, d’élargir les collaborations à d’autres secteurs de l’ULg et à d’autres institutions du champ universitaire et d’installer, au plus fondamental, les conditions d’une interdisciplinarité effective, pensée au-delà d’une simple juxtaposition de paradigmes et de méthodes. Ces unités de recherche, en voie plus ou moins avancée de définition, correspondront vraisemblablement, sans s’enfermer dans leurs limites, aux trois grandes filières du département : Journalisme et analyse des médias, Médiation culturelle et métiers du livre, Arts du spectacle.